Saint Paul

Aux yeux du Parisien. Saint Paul évoque le Panthéon. Même architecture, plus lourde qu'imposante, plus massive que majestueuse, même coupole à double tambour, même utilisation aussi, puisque la cathédrale, qui demeure lieu de culte, accueille les sépultures de nombreux grands hommes.Le quartier de Saint Paul a derrière lui un long passé religieux. Certains affirment qu'à l'époque romaine se dressait, à l'emplacement de l'actuelle cathédrale, un temple dédié a Diane La preuve, cependant, n'en a jamais été apportée. De la même manière, des doutes subsistent quant à la construction sur ce site d'une première chapelle chrétienne, au tout début du VIIe s. Il est sûr, en revanche, qu'une église romane fut édifiée à cet endroit en 1087 à la place d'un sanctuaire détruit par un incendie. Église elle-même remplacée au XIIIe s. par un édifice gothique qui était considéré comme la plus grande église d'Angleterre. Ce monument périt dans l'incendie de 1666. Deux ans plus tard, l'architecte Christopher Wren recevait mission de construire une nouvelle cathédrale. Ce fut la grande œuvre de sa vie. Les travaux commencés en 1675 durèrent 35 ans. Un délai qui constitue une manière de prouesse. Le gigantisme est en effet la caractéristique première du monument : une nef longue de 155 mètres et large de 36 ; un transept long de 76 mètres ; un dôme dont le diamètre est de 37 mètres et la hauteur totale, en incluant le clocheton et la croix qui le surmontent, de 111 mètres.Massive de l'extérieur, Saint Paul, dont le plan s'inspire de celui de la basilique Saint-Pierre-de-Rome, est plus majestueuse à l'intérieur, et vous serez frappé par l'ampleur de la nef et par le vide central créé par le dôme.La visite sera surtout consacrée aux monuments funéraires, notamment ceux des deux ennemis irréductibles de Napoléon : le duc de Wellington (dans la nef du bas-côté gauche) et \'amiral Nelson (dans les transept droit). Dans la crypte, ouverte de 10 h 45 à 15 h 15 du lundi au samedi toute l'année, à laquelle on accède par un escalier qui part du transept droit, reposent une centaine d'hommes illustres Parmi eux, les peintres Reynolds et Turner, le duc de Wellington, Nelson, dont le cercueil, placé dans un sarcophage de marbre, a été confectionné dans le bois d'un navire français capturé à Aboukir, l'Orient, et Wren lui-même, dont la tombe vante les mérites puisqu'elle est ornée d'une inscription affirmant . « Si monumentum requiris circumspice », (« si tu veux voir un monument regarde autour de toi »).